Quel avenir pour Kinect ?

Accessoire génial ou gadget inutile ? Alors que Kinect trône plus ou moins fièrement au pied des téléviseurs, nombreux sont les joueurs qui déclarent n’y voir aucun intérêt et qui pourraient conditionner leur achat de Xbox One à la suppression pure et simple de la caméra de Microsoft. Leur calcul est simple à comprendre : une Xbox One sans Kinect pourrait coûter 100 €/$ de moins et par conséquent rendre l’achat plus impulsif, en dépit de la délicate réputation hardware de la console.

Mais la Xbox One sans Kinect serait elle encore la Xbox One ? Grande question : nous allons essayer d’y voir plus clair.

Le projet Natal est-il bien né ?

Kinect 1 : la révolution... ou pas.

Kinect 1 : la révolution… ou pas.

Avant de faire le point sur Kinect version Xbox One, attardons nous un court instant sur son ancêtre. Sortie en novembre 2010, cette caméra pour Xbox 360 promettait un gameplay totalement novateur : jouer sans manette, excusez du peu. Là où la Wii surfait encore sur le succès de sa Wiimote avec ses partygames sportifs, Microsoft avait décidé de frapper plus fort avec un nouveau concept : « la manette, c’est vous ». Le but : inciter cette cible encore floue, mais tellement prometteuse, les fameux casual gamers (dont on semble tout savoir) à se dandiner devant la caméra. Les présentations à l’E3 enflammèrent la foule, mais les premiers jeux laissèrent les critiques dubitatifs. Oui, c’est un nouveau gameplay, mais qui souffrait encore de très nombreuses contraintes. D’une part, la caméra avait besoin d’un grand recul pour y voir quelque chose, et d’autre part la plupart des jeux étaient mous et imprécis à cause d’un effet de latence très prononcé dans les mouvements. De grosses licences s’y essayèrent (Star Wars, DBZ, Fable…) et s’y cassèrent plus ou moins les dents, car la bestiole était finalement assez mal foutue.

N’ayons pas peur des mots : outre le fait qu’il fallait un salon de 50 mètres carrés pour jouer aux jeux Kinect, la reconnaissance laborieuse des mouvements générait des parties bordéliques, plus frustrantes que fun. Microsoft avait alors le choix : passer à autre chose ou revoir sa copie.

Devinez ce qu’ils ont choisi ?

Kinect plus ultra ?

Don Mattrick est très fier de lui.

Don Mattrick est très fier de lui.

La plupart des gens qui liront ces lignes se souviendront de près ou de loin de l’apparition de la Xbox One sur nos streams fatigués. Mattrick, encore responsable du navire, présentait la dernière née de Microsoft dans un show surréaliste où l’on expliquait à quel point la Xbox One va révolutionner… le monde de la télé et des séries. Point d’orgue de ce show (entre deux annonces concernant Spielberg ou Netflix) : Kinect était de retour et il était 100% intégré dans la console. Instrument de navigation, renouveau de gameplay, les promesses affluèrent pour un avenir Minorityreportien où l’on passerait d’une application à l’autre en bougeant les bras et en demandant gentiment à sa console de switcher d’une chaîne de Télé à l’autre sans avoir à chercher la télécommande sous les coussins du canapé. Un progrès donc inestimable.

Comment Kinect 2.0 allait-il révolutionner nos vies ? Facile, il était amélioré. Plus fort, plus rapide, plus résistant. En un mot, le meilleur. Promis juré craché : le nouveau Kinect n’est plus myope, il voit dans le noir, il détecte votre rythme cardiaque, il voit la profondeur, il a un champ de vision super élargi, il fait ce qu’on lui dit quand on lui parle et il ne répond pas quand on le traite d’accident industriel. Une vraie révolution. En point d’exergue, Skype incarnait alors la démo technique dont chacun rêvait forcément en secret : pouvoir tchatter avec ses potes tout en jouant et les chambrer pendant qu’ils sont au bureau tout en plantant des buts dans FIFA.  Mieux encore, Kinect allait s’intégrer dans tous les jeux Xbox, pour devenir fusionnel et créer un gameplay augmenté qui allait tout révolutionner. On vous attaque dans un FPS ? Hop, vous baissez la tête en vrai et votre soldat fait pareil. Vous voulez doubler dans un jeu de caisses ? Regardez à gauche pour être sûr de ne pas heurter un concurrent. Vous ne voulez plus perdre de temps dans les menus d’un jeu de sport ? Demandez directement à l’arbitre d’opérer un changement, et traitez-le d’enculé comme au stade… Les possibilités étaient illimitées et, sur le papier, parfois alléchantes. D’autant plus que la Xbox One avait décidé de sacrifier une partie de ses perfs pour s’assurer que Kinect fonctionnerait à plein régime. De loin, ça semblait pas si mal. Un équilibre instable, certes, mais pourquoi pas ?

L’oeil de Moscou du Mordor des Chinois du FBI ?

kinect08La grande force de Kinect, que chacun pourra lui reconnaître, c’est d’avoir su se faire détester avant même d’avoir été testé. L’E3 2013, sans doute pas un très bon souvenir pour les responsables Microsoft, aura donc consacré la caméra de Microsoft en cristallisation de tout ce qui rendait la console méprisable, poussant parfois à la paranoïa délirante. Là où la PS4 a rapidement réussi à se donner une image de « bonne vieille console à l’ancienne », la One devint en quelques jours une nouvelle incarnation du mal : connexion obligatoire, pas de marché de l’occasion possible, communication à géométrie variable, hardware dépassé… et le pire était cet oeil permanent et obligatoire qui veillerait désormais sur le salon des joueurs,  cet oeil maléfique qui serait là pour compter combien de Doritos les joueurs étaient capables d’avaler à la minute, pour peu qu’on les abreuve avec suffisamment de Pepsi.

On a tendance à oublier que la communication Kinect avait ceci « d’exemplaire » qu’elle suivait de quelques semaines les premières révélations wikileaks qui démontraient comment certaines majors américaines aident la NSA dans une politique de surveillance aussi globale qu’acharnée. Du gameplay casual ? Une navigation d’avant garde ? À en entendre certains, tout ceci n’était rien d’autre que de l’enfumage puisque la vraie fonction de Kinect était de surveiller que vous n’êtes pas en train de construire une bombe atomique sur votre table basse, que vous ne fumez pas un cigare cubain en douce ou que, pire encore, vous n’êtes pas en train de vous enfiler une de ces saloperies de fromages français pourtant interdits d’importation.

En l’espace de quelques révélations politiques et d’un E3 foireux, Kinect devint donc une sorte d’ennemi public numéro un, un indésirable qu’il fallait chasser de son salon pour préserver les libertés individuelles et la démocratie.

Excusez du peu.

« Xbox démarrez… euh… s’il vous plaît ! »

kinect04Et puis, après bien des péripéties aux relents de 720p, nous sommes finalement arrivés en novembre 2013. La Xbox One a fini par être disponible sur les étals, et il fut alors possible de prendre en main la bestiole. Après avoir visionné les désastreuses vidéos de « gameplay live » via Gamekult ou Jeuxvideo.com où un Kinect impassible refusait de répondre à la moindre sollicitation verbale ou gestuelle, on ne pouvait que frémir d’angoisse en articulant pour la première fois les ordres basiques de la console.

Première surprise concernant la reconnaissance vocale : la console a tendance à très bien comprendre ce qu’on lui dit. Vu la réputation du truc, on s’étonne presque que cela fonctionne, mais c’est bel et bien le cas. Au rang des mauvais élèves : « Xbox baissez le volume » a vraiment du mal à passer. Mais pour le reste, au fil des mises à jour, cela fonctionne de mieux en mieux (ou de moins en moins mal) et permet une navigation très agréable et soudain déroutante.

En effet, que ce soit au niveau des gestes ou de la voix, la console comprend sans souci ce qu’on lui demande, tant qu’on reste bien dans le vocabulaire (ou dans le geste) imposé. Et c’est une partie du débat qui se joue ici : pour la console, une phrase clé déclenche une action clé. C’est aussi simple et aussi réducteur que cela.

Pour lancer Peggle 2, le joueur doit dire « Xbox, allez à Peggle 2 ». S’il tente « Xbox, mets-moi le tetris like avec la licorne sous ecsta », la console ne fera rien. Niveau gestuel, même remarque : un geste précis correspond à une action précise. Inventer de nouveaux gestes ne permet pas de déclencher l’action. Est-ce frustrant ? Sans doute ! Mais c’est le prix à payer pour une technologie qui reste balbutiante.

« Maieeeeeeuuuuh, Kinect y capte quedalle à c’que j’dis c’te batard d’enculé »

Concrètement, quel est l’enjeu ? Il est plus important qu’on ne veut bien le dire. Kinect frustre le joueur, car il lui entrouvre les portes d’un monde intéressant, mais sans lui en laisser l’accès complet. Se passer de manette, c’est proposer de facto une liberté nouvelle dans la navigation, exempte de toute rigidité. Mais si on retrouve cette rigidité dans la nécessité d’employer le « bon » mot clé, sans latitude possible dans le vocabulaire ou dans le ton, cela génère inévitablement de la frustration.

Un jour, peut-être, Kinect arrivera à comprendre que « Xbox, faut que je batte mon chrono sur Laguna » est censé lui faire lancer Forza 5 et vous lancer en Time Trial sur le Mazda Raceway de Laguna Seca. Mais pas aujourd’hui.  Aujourd’hui, Kinect n’est rien d’autre qu’une interface où les phrases et gestes remplacent les boutons et en aucun cas une IA Cortanesque qui vous accompagne fidèlement au quotidien.

Est-ce que la frustration vient de là ? Sans doute pour une certaine part. Car pour couper court aux rumeurs, oui Kinect fonctionne. Oui Kinect réagit. Oui Kinect comprend bien ce qu’on lui demande si on joue le jeu de lui demander dans une langue qu’il comprend. Certes, il est dommage que pour le moment il n’en parle qu’une seule, la sienne, et qu’il ne puisse extrapoler ce que lui demande le joueur avec ses mots à lui. Mais se plaindre de cet état de fait en revient à se plaindre que l’action prévue quand on appuie sur le bouton A de  la manette ne se déclenche pas quand on appuie sur B. C’est aussi simple que cela.

Mes mains ont la parole ?

kinect03Côté gestes aussi, Kinect fonctionne, si on accepte là aussi de se plier à ce que Kinect peut comprendre. Il y avait une vieille blague dans les années 90 : « un ordinateur fait ce qu’on lui dit de faire, pas ce qu’on voudrait qu’il fasse. » Il en va de même pour Kinect, en particulier au niveau de la gestuelle.

Un exemple parlant : Kinect Sports Rivals. Quand on lit les tests mondiaux de ce jeu, on a parfois le tournis tant les expériences de jeu semblent différentes. Pour la plupart des testeurs, le jet ski propose une reconnaissance optimale alors que le tennis accuse une latence pénible. Pour d’autres cependant, le tennis répond très bien, mais le jet ski est injouable tant les commandes répondent mal (!!!). Pour certains l’escalade est impraticable et les commandes vocales ne réagissent pas, alors que pour d’autres les commandes vocales sont exemplaires et seul le foot est à jeter aux oubliettes.

Pourquoi des avis aussi divers sur un même titre ? Tout simplement parce qu’une fois libéré de sa manette, le joueur a l’impression qu’il n’est plus tenu par le carcan du gameplay et qu’il peut enfin imposer sa façon de jouer au logiciel. Si je tiens le guidon du jet ski comme un volant, ça ne fonctionnera pas, aussi frustrant que ça puisse me paraitre. Si j’improvise un revers lifté à deux mains alors que le jeu de tennis n’en propose pas, la balle n’ira pas où je veux, c’est certain. Est-ce que Kinect a mal reconnu mon mouvement ? Non. J’ai simplement effectué un mouvement que le jeu ne connaît pas et qu’il ne peut pas traduire en gameplay. C’est dommage, certes. Mais est-ce la faute de l’accessoire ou du jeu ?

« Naviguer avec Kinect, ça sert à rien, je vais plus vite à la manette »

Le menu PS3 : l'arborescence dans toute sa splendeur.

Le menu PS3 : l’arborescence dans toute sa splendeur.

S’il est dommage de cracher ainsi sur l’accessoire, c’est parce qu’il introduit quoi qu’on en dise une nouvelle façon de naviguer dans ses contenus, et une ergonomie particulièrement addictive une fois qu’on y a pris goût.

Depuis des années, la navigation fonctionne essentiellement par arborescence. Vous avez un menu, avec des catégories et des sous catégories. L’exemple le plus graphique est celui de la PS3 : une ligne horizontale avec des sous-menus. Si je veux aller d’un jeu vidéo en cours jusqu’à un réglage, je dois sortir du jeu, retourner au menu principal et descendre dans le menu des réglages.

Sur One, en pleine partie, il suffit de dire « XBox, allez à paramètres ». Vous ne sortez pas de votre activité (elle attend gentiment votre retour en tâche de fond) et vous n’êtes passé par aucun menu. Vous avez juste zappé l’arborescence pour aller du point A au point B directement, sans passage obligé.

Cela a l’air futile, certes, mais cela change profondément les habitudes (et les envies) de navigation, offrant à celui qui l’utilise une liberté de mouvement appréciable.  Mais je ne parle pas ici de secondes gagnées, juste d’un état d’esprit différent. Est-ce que l’accueil est bordélique ? Oui. Mais quelle importance, puisque vous ne passerez PAS par cet accueil pour lancer vos jeux et vos applications ? Vous saisissez la nuance ? Non. Alors je ne peux rien faire pour vous.

La question est de savoir si cette nouvelle navigation (qui s’adapte à l’ensemble des applis de la console, et qui vous permet de zapper d’une chaîne à l’autre en disant simplement son nom) justifie les 100 € d’écart et un hardware inférieur à celui de la PS4. Les gamers hurleront que non. Les adeptes du multimédia seront moins tranchés. Choisis ton camp, camarade.

Le grand bal des hypocrites

Skype : la raison d'être de kinect ?

Skype : la raison d’être de kinect ?

Car séduire les gamers avec de la nouveauté n’est pas chose aisée. Pour cerner le problème Kinect, on pourrait tenter une analogie assez saisissante avec la mablette Wii U. Microsoft et Nintendo ont – un peu – cherché à proposer une évolution du gameplay en apportant de nouveaux éléments de jeu ou de navigation. Nintendo avec sa mablette et son gameplay asymétrique, Microsoft avec Kinect, variation sur un thème de la wiimote. Depuis des années, en effet, les joueurs trouvent que le jeu vidéo n’avance plus, qu’il faudrait autre chose que des « Callof 14 » ou des « Mario Curling Challenge ». Mais dès qu’un constructeur tente de proposer autre chose que de visser son cul sur un canapé pour fragger des terroristes zombies à la Kalach’, le joueur ne suit plus. Faudrait savoir.

Mais ne soyons pas hypocrites nous aussi : il est inutile de rejeter la faute sur le consommateur, car c’est avant tout Microsoft qui est à blâmer. Comment espérer qu’un joueur adopte Kinect sans lui proposer de jeu qui va provoquer l’envie ? Le problème est là et nulle part ailleurs : quels sont les jeux kinectiens aujourd’hui ? Un jeu de combat risible et un jeu de sports au contenu rachitique ? C’est ça, le nouveau gameplay Kinect ?? Comment justifier que Titanfall, titre phare de la Xbox One, n’ait aucune fonction Kinect ?

Pire encore : Microsoft a récemment annoncé avoir débloqué les ressources de la console autrefois dévolues à Kinect : une merveilleuse manière de dire aux développeurs : « surtout ne l’utilisez pas, vous aurez plus de ressources ».

Bref : Kinect, qui faisait intégralement partie de la console il y a quelques mois de cela, risque fort de devenir une caméra de luxe qui servira à Skyper et… à rien d’autre. Une honte !

L’E3 de tous les dangers

KSR : un ambassadeur bien fadasse.

KSR : un ambassadeur bien fadasse.

Contrairement aux idées reçues, la Xbox One se vend bien. Moins que la PS4, c’est certain, mais bien quand même. C’est un élément qui doit être pris en considération, d’autant plus qu’elle est plus chère que sa concurrente et qu’elle se traîne une réputation désastreuse.

À l’approche de l’E3, nombreux sont ceux qui rêvent de l’annonce d’un pack TitanFall sans Kinect pour 399 eurodollars. Mais serait-ce un bon calcul pour la console que de la placer dans le même champ tarifaire que sa concurrente ?  Depuis l’E3 2013, la Xbox One a déjà subi de nombreux revirements marketing, est-ce qu’une concession supplémentaire à la vox populi ne serait pas celui de trop, celui de la console « en kit » sans véritable identité ?

La solution ne serait-elle pas au contraire de parvenir à imposer Kinect au moyen d’applications et de jeux qui tirent vraiment parti du système ? Plus facile à dire qu’à faire, sans doute, mais ce serait moins dramatique qu’un KSR esseulé qui tente de faire bouger les bras à une poignée de joueurs lors de soirées arrosées.

À l’aube de cet E3 2014, Microsoft est dos au mur et va devoir cesser de ménager en vain la chèvre et le chou et tenter de mettre en place une politique volontariste qui ira dans un sens ou dans un autre, sans plus de retour en arrière possible.

Console multimédia assumée avec un Kinect en pleine lumière ou console Gamer revendiquée au tarif agressif, il ne leur reste plus qu’à poser leurs couilles sur la table et décider que ce sera comme ça et pas autrement.

Entendons nous bien : la Xbox One n’est pas un échec, pas plus que ne l’est Kinect. Mais il serait grand temps de fixer un cap et d’afficher ses ambitions, plutôt que de laisser les forums décider à la place du marketing dans quel sens doit tanguer le navire. Il ne sera pas possible de fédérer de nouveaux acheteurs avec un discours sans preuves, ou avec des ambassadeurs aussi mièvres que Kinect Sports Rivals ou Fighter Within.

L’E3 ouvrira ses portes dans quelques mois…  Vivement !


Bonus track :  Calibrer Kinect, pourquoi faire ?

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J’ai lu ici ou là beaucoup de remarques sur la reco vocale Kinect que l’on juge soit excellente, soit totalement foireuse. C’était peut-être vrai en novembre, mais les mises à jour successives ont fait beaucoup de bien à la reco gestuelle et vocale. Il m’est avis que beaucoup de gens qui se plaignent encore de  Kinect ne l’ont pas nécessairement calibré convenablement.

Petit checklist pour être sûr d’avoir calibré Kinect et l’utiliser comme il se doit pour une reco au top :

#1 – Quand la console vous recommande le plus grand silence, ignorez son conseil. Ouvrez grand les fenêtres, laissez la radio allumée (pas trop fort quand même). Un bruit de fond est idéal, car il force Kinect à vous écouter un peu plus attentivement.

#2 – Quand la console vous dit de monter le son, faites-le A FOND. Montez le son jusqu’à ce que ce dernier soit TROP FORT et que la Xbox vous le dise. Tant qu’elle ne vous dit pas que c’est trop fort pour le calibrage, montez !

#3 – Jouez le jeu. Soyons clairs : aujourd’hui, la console ne sait pas ce que veut dire « Kinect, lance-moi Forza ».  Elle comprend juste « Xbox, allez à Forza Motorsport 5 ». Vous pouvez essayer 50 manières de faire, mais une seule fonctionnera. C’est dommage, certes, mais c’est comme ça. Vous pourrez toujours vous plaindre de la reconnaissance vocale dans le sens où vous l’auriez espérée plus souple, mais en l’occurrence, elle fonctionne fort bien si on donne les bonnes commandes.

#4 – Concernant la gestuelle, évitez de faire des mouvements trop rapides. La console voit bien en pleine lumière et voit bien dans le noir, mais elle a du mal avec les clairs-obscurs. Si vous jouez avec le soleil dans le dos, attendez-vous à ce qu’elle souffre un peu.

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